Cabarets littéraires 2008

Au printemps 2008, la Fédération québécoise du loisir littéraire a donné vie à une mosaïque de textes originaux lus, dits ou chantés par leurs auteurs ou par d’autres interprètes dans le cadre de ses cabarets littéraires.

À Saint-Antoine de Tilly
Les 17 et 18 mai à Saint-Antoine de Tilly (rive sud du fleuve, 33 km à l’ouest du pont de Québec), dans le cadre du Festival des Écrits de l’ombre, ces cabarets brefs (45 minutes) étaient l’un des douze spectacles simultanés offerts aux festivaliers. Les sept représentations (samedi soir à 19 h, 20 h, 21 h et 22 h et dimanche à 20 h, 21 h et 22 h, à la salle de l’école locale) animées alternativement par Anik April et par Marc Sauvageau, ont mis en scène une douzaine d'interprètes servant de porte-voix à une vingtaine d'auteurs. Poèmes, nouvelles, micronouvelles et même un radioroman ont séduit les assistants. Pour voir le programme

L'animateur Éric Michaud, les interprètes
Raphael Amabili-Rivet, Pierrette Cloutier, Anik April,
les auteurs Geneviève Fournier-Goulet et Suzanne Grondin
au Parc des Princes le 27 mai
À Montréal

Le cabaret du 27 mai, le bistro Le Parc des Princes, à Montréal, a fait salle comble. Prose, poésie et chanson alternaient pour composer une soirée pleine de surprises, animée par le conteur Éric Michaud. Près de quarante textes, plus de vingt interprètes et une centaine de participants, et beaucoup de chaleur humaine. Pour voir le programme.

La plupart des textes au programme de ces cabarets littéraires ont été diffusés dans la section droite du présent site de juillet à octobre 2008 et publiés dans le numéro 19 du Passeur

Fichier attachéTaille
ProgrammeCabaret-Mtl2008.pdf666.02 Ko
ProgrammeCabaretSaint-Antoine2008.pdf163 Ko
Cliquez sur l’illustration pour connaître l’artiste

Ce matin, elle a vu une ambulance dans l’entrée de notre voisin Richard. Pour lui, la mort viendra bientôt, il ne l’a pas invitée mais depuis novembre, elle malmène son corps avant d’avaler son âme. Indifférents, des ados attendent leur transport scolaire, vêtus de leurs manteaux d’illusions.
Dans une torpeur feutrée, bercée par des flocons paresseux qui voltigent mollement telles des plumes échappées d’un édredon céleste, une journée d’hiver s’achève. Caroline craint la venue d’une autre nuit sans rêve.

Odile Bélisle
Il neige