Correspondances d’EastmanAux Correspondances d'Eastman, des navettes permettent aux visiteurs de se déplacer entre les divers « jardins » ou «chambres d'écriture» où ils sont invités à écrire un mot à une personne chère. Attendre la navette quand il pleut, cependant, n'a rien d'un plaisir… à moins qu'à côté de l'arrêt, sous une tente, une joyeuse équipe de la Fédération récite du Nelligan ! Dans le cadre de ce projet piloté par Renée Loignon, vice-présidente du conseil d'administration, quatre de nos membres se sont rendus à Eastman, le 20 août 2005, pour présenter une lecture publique consacrée au célèbre poète.
Jouant avec les textes – et les chantant dans certains cas – Odile Plonquet, Pierre Mailhot, Anik April et Pierrette Cloutier ont eu le plaisir d'être témoins des réactions des auditeurs. Si certains découvraient les poèmes de Nelligan, d'autres les connaissaient si bien qu'on voyait leurs lèvres remuer avec celles du récitant. Une dame pressée de monter dans la navette a été tellement désolée de ne pouvoir entendre la fin d'un texte sur le poète qu'elle est revenue plus tard en réclamer la suite. |
Cliquez sur l’illustration pour connaître l’artiste J’aurais voulu lui dire que… que la nature a horreur du vide, que sa peine diminuerait sans disparaître complètement, que le sang recommencerait à couler dans ses veines, que sa vie n’était pas terminée, et qu’il y a des saisons de dormance aussi pour les amours… Mais je ne l’ai pas fait. C’était trop tôt. (…) Les blessures cicatrisées, la sève dans les troncs et la repousse des arbres, je lui en parlerais bien sûr, dans quelques mois. Céline Landry Dormance |