Historique
En 1962, Sœur Paulette Chevrier organise dans sa classe de 11e année à l'école secondaire Louise-Trichet, à Montréal, des activités reliées à la découverte de la littérature. Ce sera le départ des Jeunesses littéraires du Canada français qui deviendront en 1969 les Jeunesses littéraires du Québec.
En 1977, l'organisme prend le nom de Fédération québécoise du loisir littéraire, marquant ainsi l'élargissement de son public cible à toutes les personnes de 15 ans et plus qui aiment la littérature. La FQLL a été connue comme le « Loisir littéraire du Québec » de 1983 à 1998, date à laquelle elle a repris l'appellation de Fédération québécoise du loisir littéraire.
Soutenue par l'État depuis les années 1970, la FQLL bénéficie actuellement d'une subvention de fonctionnement versée par le ministère québécois de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
Rencontres littéraires
Des « Lundis littéraires » des années 1960 aux soirées « Je vous entends écrire » des années 2000, les rencontres ont toujours été au programme, sous une forme ou sous une autre : rencontres d'auteurs, discussions autour d'un livre ou d'un thème, lecture publique de textes inédits écrits et proposés par des membres, etc.
Publications
En décembre 1963 paraissait le premier journal d'information des JLC sous le nom Jeunesses littéraires du Canada français. De 1968 à 1970 parurent le Feuillet puis les Feuillets des JLQ. En 1970 ce furent les Cahiers des Jeunesses littéraires du Québec. Puis il y eut Le mot qu'on scrie et Le mot (1974) qui deviendra Le Mini-mot. Nouvelle étape de 1977 à 1981 avec le Bulletin d'information, qui cède alors la place à L'Écrilu. Le Courlis prend le relais de 1990 à 1998. Ses fonctions seront alors partagées entre le Bulletin, publication d'information, et La Revue du loisir littéraire, vouée à la diffusion de textes inédits écrits par les membres. Cette revue a été rebaptisée en octobre 2006, devenant Le Passeur.
Formation
Animé par des professeurs, le mouvement initial réalisait ses objectifs pédagogiques dans le cadre de « "carrefour[s]" autour d'un livre ou d'un thème : le choix en [était] laissé à l'initiative des jeunes ainsi qu'à leur responsabilité. La réflexion personnelle, nécessaire après la lecture de l'œuvre, [était] suivie d'échanges [auxquels assistait] l'adulte jouant le rôle d'animateur ». Par la suite se multiplièrent les clubs et les ateliers littéraires sous diverses formes. La formule des ateliers et des stages réguliers remonte à la saison 1978-79. Ces ateliers d'initiation, de formation ou de perfectionnement se multiplièrent rapidement, atteignant en 1983-84 le nombre de 143, et touchant 1982 personnes. Actuellement, la Fédération offre chaque année une cinquantaine d'ateliers auxquels participent quelque 500 personnes.